Vous avez ajouté « travailler mes relations presse » sur votre liste de priorités. C’était déjà là, la semaine dernière, et la semaine d’avant. « Planifier ses relations presse », c’est précisément l’étape qui reste coincée entre deux urgences réelles et dix urgences imaginaires. Ce n’est pas par manque d’envie. Ce n’est pas non plus par ignorance du sujet. C’est parce qu’il manque une structure claire pour passer de l’intention à l’action.
En lisant OSE (10 leviers pour passer de l’idée à l’action), d’Éric Alard*, j’ai retrouvé exactement ce qui distingue ceux qui obtiennent des résultats en relations presse de ceux qui continuent d’y penser. Ce n’est pas la méthode qui leur manque. C’est le niveau d’engagement réel. Ce livre, pensé pour les sportifs et les dirigeants de haute performance, offre un cadre qui s’applique avec une précision déconcertante à la stratégie médiatique d’un entrepreneur : Objectif, Stratégie, Engagement constituent les 3 piliers dont vos relations presse ont besoin.

Les journalistes reçoivent des centaines de mails par jour. Dans ce flux, un communiqué de presse envoyé sans logique de calendrier, sans angle pensé en amont et sans cohérence dans la durée a peu de chances d’aboutir. Planifier ses relations presse, ce n’est pas remplir des cases dans un tableur. C’est créer les conditions pour que vos messages arrivent au bon moment, avec le bon angle, dans un contexte qui construit votre crédibilité sur la durée.
Attendre le bon moment est la stratégie de relations presse la plus répandue chez les entrepreneurs. C’est aussi la moins efficace. Vous avez des angles exploitables aujourd’hui. Ce qui manque, c’est de les travailler et de les envoyer.
Attendre que tout soit parfait (le pitch, le calendrier, la version définitive du produit) pour contacter les media revient à confier votre visibilité à un état d’esprit que rien ne viendra jamais satisfaire. Les journalistes ne vous attendent pas. La fenêtre d’attention d’une rédaction sur un sujet peut durer quelques jours. Pendant que vous peaufinez, quelqu’un d’autre envoie.
Combien de fois j’ai vu des compétiteurs doubler leurs pairs pour prendre la place dans les media parce qu’eux sont passés à l’action.
Ce que vous perdez en attendant ne se limite pas aux parutions manquées. Vous perdez aussi la dynamique de crédibilité qui se construit par accumulation : chaque retombée presse prépare la suivante.
Un sportif de haut niveau ne commence pas sa préparation physique la veille de l’épreuve. Il planifie des mois à l’avance : objectif de performance, calendrier d’entraînement, répétitions techniques jusqu’à l’intégration complète des gestes. Votre stratégie de relations presse fonctionne sur la même logique. Votre présence dans les media ne s’improvise pas.
C’est la thèse centrale d’Éric Alard dans OSE : la haute performance, qu’elle soit sportive, entrepreneuriale ou médiatique, repose sur les mêmes piliers. Une connaissance fine de soi et de ses messages, une vision claire de l’objectif, un plan détaillé pour y parvenir. Aucun de ces éléments n’est facultatif.
Dans le contexte des relations presse, cela se traduit par une question simple : avez-vous défini votre objectif médiatique à 90 jours, votre liste de media cibles et votre calendrier d’envois ? Si la réponse est non, vous n’avez pas encore de stratégie de relations presse. Vous avez une intention.
Planifier ses relations presse ne commence pas par un calendrier. Cela commence par une question honnête sur votre niveau d’engagement réel, aujourd’hui. Dans OSE, Éric Alard identifie 5 niveaux dans toute démarche ambitieuse. Appliqués aux relations presse, ils permettent un diagnostic immédiat de là où vous en êtes.
| Niveau | Comportement observable | Ce que ça produit en relations presse |
|---|---|---|
| 1 – Zone de fantasme | J’y pense mais je ne fais rien | Aucune retombée, aucune crédibilité construite |
| 2 – Zone de confort social | J’en parle mais ça reste vague | Quelques envois au hasard, sans suivi ni résultat |
| 3 – Zone fragile | J’ai commencé mais sans régularité réelle | 1 ou 2 parution•s isolée•s, pas de dynamique |
| 4 – Zone de progression | J’avance avec méthode et objectif défini | Retombées régulières, crédibilité en progression |
| 5 – Zone d’impact réel | Je suis engagé à 100 %, mes priorités le reflètent | Présence médiatique installée, autorité reconnue |
La majorité des entrepreneurs se situe au niveau 2 ou 3. C’est ce que j’observe dans les accompagnements que je mène depuis 2021. À ces niveaux, vous avez souvent la connaissance du sujet. Ce qui manque, c’est la décision consciente de monter d’un niveau : non pas parce que vous devriez, mais parce que vous avez décidé que vous le voulez vraiment.
Des retombées presse durables se construisent à partir du niveau 4. Cela implique 3 éléments non négociables : un objectif mesurable clairement défini, un plan d’actions cohérent et une régularité maintenue dans le temps malgré les imprévus. Les sportifs de haut niveau le savent mieux que quiconque : la régularité de l’entraînement, même imparfait, surpasse toujours l’effort exceptionnel isolé. En relations presse, le principe est identique.
Le niveau 5 va plus loin. Il suppose que vos relations presse occupent une place réelle dans vos priorités hebdomadaires, avec du temps alloué et une attention portée à chaque opportunité médiatique. Pour atteindre les niveaux 4 et 5, travailler avec une attachée de presse change profondément la donne : elle apporte la méthode, le réseau et la constance que ces niveaux d’engagement exigent. Les niveaux 4 et 5 ne sont pas réservés aux grandes structures. Des indépendants et des dirigeants de petites entreprises y accèdent, à condition de choisir d’y consacrer les ressources nécessaires, humaine ou financière.
Éric Alard en parle dans OSE : la structuration précise ne suffit pas si le niveau d’effort donné ne correspond pas à l’objectif visé. En relations presse comme en sport, vous récoltez exactement ce que vous investissez réellement.
Vous pouvez avoir le meilleur calendrier, les meilleurs outils et le meilleur fichier de contacts. Sans objectif précis, vous avancez sans cap. Et en relations presse, avancer sans cap revient à envoyer au hasard et à interpréter les résultats avec les mêmes biais qui vous ont conduit là.
« Vouloir passer dans les media » est un vœu. Dans OSE, Éric Alard distingue clairement le rêve de l’objectif : le rêve inspire, mais il reste abstrait. L’objectif oblige à clarifier, à mesurer, à choisir et à se confronter à la réalité de vos moyens.
La différence entre un vœu et un objectif, en relations presse, tient à un seul critère : la quantification. « avoir de la visibilité », « être connu », « être dans les media » ne sont pas des objectifs parce qu’ils ne sont pas mesurables. Vous ne pouvez pas savoir quand vous les avez atteints. Vous ne pouvez pas orienter vos actions vers eux.
Un objectif de relations presse précis ressemble plutôt à ça : « Contacter 10 media spécialisés de mon secteur d’ici 30 jours avec un angle travaillé pour asseoir ma crédibilité auprès de mes prospects. » Cette formulation donne une direction, une mesure et un lien explicite avec vos enjeux business. Prenez 20 minutes pour formuler votre objectif avant d’ouvrir votre fichier de contacts. Cette étape change tout ce qui suit.
La méthode TRAMS, développée dans OSE, dépasse le cadre classique du SMART. Là où le SMART est descriptif, le TRAMS est activant. Un objectif TRAMS doit être :
Appliqué aux relations presse, un objectif TRAMS vous force à répondre à des questions auxquelles vous n’aviez pas encore apporté de réponse concrète : quels media précisément ? Quel message ? Quel délai réaliste compte tenu de vos disponibilités actuelles ? Quelle ressource (temps, aide externe, budget) allouez-vous ?
C’est cette précision qui transforme une intention floue en plan actionnable. L’aspect « activant » mérite une attention particulière : si votre objectif RP ne vous donne pas une légère impatience de commencer, il n’est pas encore suffisamment bien formulé.
Un objectif clair ne se transforme pas seul en résultats. Il a besoin d’un plan d’actions découpé en étapes précises, avec des ressources allouées et des jalons intermédiaires. Une campagne de relations presse dure en moyenne 1 mois. Planifier ses relations presse sur le long terme, c’est enchaîner des cycles courts successifs et cohérents, sans jamais repartir de zéro.
Le cerveau repousse naturellement les tâches abstraites. Plus une action est floue dans son énoncé, plus elle est repoussée. Éric Alard rappelle dans OSE que plus votre cerveau est guidé par des actions précises, moins il se pose de questions existentielles et plus il avance vers son objectif. Et c’est précisément avec ce passage à l’action concret que j’ai construit PommCasts.
Votre stratégie de relations presse hebdomadaire peut ressembler à ceci :
Chaque action est exécutable en moins d’1 heure et mesurable. Ce niveau de granularité élimine la procrastination parce qu’il ne laisse aucune place à l’hésitation de « par quoi commencer ». Prévoyez un créneau hebdomadaire fixe pour vos relations presse.
Posez-vous chaque semaine les 3 questions d’Éric Alard :
Un journaliste vous répond à 7h un mardi matin pour une interview à 14h le même jour. Êtes-vous prêt ? La crédibilité se construit aussi dans ces moments-là. Planifier ses relations presse, c’est aussi préparer les scenarii auxquels on n’a pas envie de penser : une question difficile, un angle inattendu, un interlocuteur qui remet en cause votre positionnement.
Dans OSE, Éric Alard recommande de lister tous les imprévus possibles et d’avoir une réponse préparée pour chacun. En relations presse, cela signifie maîtriser vos messages clés suffisamment pour les formuler naturellement, dans vos propres mots, quelle que soit la question. Avoir vos chiffres accessibles en quelques secondes fait partie de cette préparation. La différence entre quelqu’un qui connaît son sujet et quelqu’un qui sait en parler à un journaliste se joue précisément là : la préparation transforme la compétence en aisance, et l’aisance, c’est ce qui passe dans une parution media.
Obtenir une retombée presse est une victoire. Ne pas l’analyser et ne pas l’exploiter est une occasion manquée. Dans OSE, Éric Alard insiste sur un point souvent négligé : même une victoire doit être disséquée pour devenir reproductible. Surfer sur un coup de chance ne produit pas une méthode. Analyser chaque succès, en revanche, en produit une.
Dans son livre, Éric Alard décortique toutes les étapes par lesquelles passer pour analyser une victoire.
Dans le cadre des relations presse, cet audit transforme chaque parution en méthode. Vous cessez de dépendre d’un alignement heureux pour construire, itération après itération, votre propre façon d’obtenir des résultats. Éric Alard appelle cela « faire apparaître sa méthode puissante » : chaque victoire analysée devient un levier durable. Ce réflexe d’analyse s’applique aussi aux non-retombées. Un communiqué ignoré à répétition sur un angle spécifique est une information précieuse sur votre message, votre timing ou votre ciblage. Il ne vous dit pas que les relations presse ne fonctionnent pas. Il vous dit que cet angle précis ne correspond pas à ce que ce media cherche.
Une parution dans un media n’a de valeur sur le long terme que si vous l’exploitez au-delà de sa date de publication. Sur votre site, dans vos propositions commerciales, dans vos séquences email, dans vos présentations clients : la preuve sociale médiatique renforce votre crédibilité à chaque point de contact avec vos prospects.
Planifier ses relations presse inclut donc de prévoir, dans votre calendrier, un temps dédié à cette valorisation. Ce n’est pas de la vanité. C’est la conversion de votre investissement médiatique en actif business durable. Un prospect qui voit des logos media sur votre site avant même d’avoir eu votre première conversation arrive à cet échange commercial avec un niveau de confiance différent.
Quelques actions concrètes pour valoriser une retombée :
Les parutions les plus précieuses ne sont pas forcément les plus grandes. Ce sont celles que vous exploitez le mieux.
Les premières retombées presse arrivent en général dans le mois qui suit les premiers envois, à condition que votre démarche soit structurée et vos angles bien travaillés. Une présence régulière dans les media, elle, se construit sur un horizon de 6 à 12 mois. Ce délai n’est pas une raison de reporter : plus tôt vous commencez à planifier, plus tôt vous créez la dynamique.
Oui, à condition de disposer du temps, des compétences rédactionnelles et de la connaissance du paysage médiatique nécessaires. Beaucoup d’entrepreneurs gèrent leurs relations presse en autonomie avec des résultats solides. Un attaché de presse apporte un gain de temps, un réseau et une expertise des attentes journalistiques. Pour comprendre précisément ce que fait une attachée de presse, cette page vous donnera une vue d’ensemble claire.
Un plan de relations presse concret comprend : un objectif mesurable sur 90 jours, une liste de media cibles avec les contacts identifiés, 2 à 3 angles préparés avec leurs messages clés associés, un calendrier d’envois et de relances, et un protocole pour analyser chaque résultat. Ce plan n’a pas besoin d’être complexe. Il a besoin d’être suivi.
Planifier ses relations presse avec méthode et engagement, c’est ce qui sépare ceux qui obtiennent des parutions régulières de ceux qui continuent d’y penser.
Si vous souhaitez avancer avec un accompagnement de relations presse sur mesure chez Haut comme 3 comm®, et contactez-moi pour un premier échange autour de vos relations presse.
*A propos d’Éric Alard : un début de carrière dans le ski alpin, puis le bobsleigh.
Sportif, entraîneur puis manager, Éric a participé 5 fois aux Jeux Olympiques et plusieurs fois aux Championnats du Monde.
Il a voyagé sur une grande partie du globe échangeant avec beaucoup d’athlètes, entraîneurs, managers et dirigeants, construisant et améliorant sans cesse mes connaissances en sport et en management.
En 2014, lors des JO de Sochi, l’équipe Suisse de bobsleigh, dont il était le manager général, a gagné le titre olympique en bob à 2 masculin.
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