
Selon une étude Ahrefs, 45,7 % des recherches Google sont faites sur un nom de marque. Cela signifie que près d’1 internaute sur 2 tape directement le nom d’une entreprise qu’il connaît déjà dans sa barre de recherche. Si on ne vous a pas encore vu passer dans plusieurs médias pour vous faire connaître, vous vous privez donc de la moitié du web.
Afin d’activer votre présence dans les médias de façon cohérente, vous avez besoin de comprendre l’écosystème disponible. Quels formats existent, comment chaque type fonctionne et pourquoi une première apparition en déclenche souvent d’autres.
Quand on parle de médias, la presse écrite vient immédiatement à l’esprit. Elle ne représente pourtant qu’une partie du terrain disponible.
Un entrepreneur peut cibler :
Améliorer votre notoriété via les media dans leur sens large, est donc un moyen d’être sûr que les internautes tapent votre nom dans leurs recherches et pas celui de vos compétiteurs. Chacun de ces formats a une audience propre et des critères de sélection différents.
| Type de média | Angle porteur |
|---|---|
| Presse (nationale, régionale, locale, sectorielle) | Actualité, profil, expertise |
| Télévision / Radio | Actualité, profil accessible |
| Blog / média en ligne | Analyse, retour d’expérience |
| Podcast | Parcours, méthode, conviction |
| Newsletter | Insight, positionnement d’expert |
| Live LinkedIn / Instagram / YouTube | Actualité, prise de position, expertise |
| Conférence / Sommet en ligne | Expertise, cas concrets |
Un article de presse génère une crédibilité institutionnelle forte : votre nom figure dans un support reconnu, potentiellement repris par d’autres rédactions. Un épisode de podcast crée un lien différent avec l’auditeur. Là où un article peut être parcouru en 2 minutes, un épisode peut représenter plusieurs dizaines de minutes d’attention.
Pour un entrepreneur qui cherche à convertir des prospects, la profondeur du lien créé par un épisode de podcast peut se révéler plus efficace que la notoriété obtenue via un article dans un titre généraliste. Ces 2 formats servent des objectifs complémentaires et touchent des audiences le plus souvent distinctes.
La durée varie selon les formats : certains épisodes restent sous les 20 minutes, d’autres dépassent l’heure. Dans tous les cas, l’auditeur a fait le choix délibéré d’écouter ce sujet. C’est un niveau d’engagement que peu d’autres médias produisent avec autant de régularité. Les podcasteurs ne sélectionnent pas leurs invités au hasard ; il faut que vous mettiez toutes les chances de votre côté pour vous rendre visible quand ils ont besoin d’experts.
Dans quasi tous les secteurs d’activité, il existe des médias dédiés. Il y en a pour la charcuterie artisanale, le photovoltaïque, les pratiques équestres professionnelles, la transition de carrière, l’entrepreneuriat féminin, ou tout sujet en apparence très circonscrit. Il existe même des médias consacrés au célibat.
Un magazine professionnel dans la filière équine a ses propres journalistes, ses propres lecteurs et des attentes éditoriales précises. Pour un entrepreneur dans ce secteur, y figurer n’est pas un second choix faute de mieux mais le terrain le plus direct pour établir une crédibilité auprès de lecteurs qui partagent vos centres d’intérêt professionnels.
Avant de cibler les médias généralistes, identifiez les publications, épisodes de podcasts et newsletters que lisent ou écoutent vos clients. Ce sont vos premières cibles naturelles (et souvent les plus accessibles).
💡 À retenir
- les médias disponibles dépassent la seule presse écrite : télévision, radio, podcasts, blogs, newsletters, lives et conférences forment un écosystème complet ;
- chaque type de support touche une audience distincte ;
- les médias spécialisés sont souvent les premières cibles les plus pertinentes et les plus accessibles.
Chaque type de média a ses codes éditoriaux, ses attentes et ses canaux de contact. Ce qui fonctionne pour approcher un journaliste ne fonctionne pas pour un podcasteur. Et l’angle qui convainc la presse locale ne convainc pas un magazine national.
Les journalistes reçoivent des centaines de sollicitations par jour. Un communiqué bien construit avec un angle clair, une accroche factuelle et une disponibilité pour les interviews sont les impératifs pour ce format. Un message qui ne respecte pas ces codes n’est généralement pas lu. En effet, un communiqué de presse doit répondre à un certain nombre de normes strictes.
L’hôte d’un podcast sélectionne ses invités selon la valeur qu’ils peuvent créer pour son audience, pas selon l’actualité du moment. La prise de contact se fait de façon plus directe et personnalisée, en montrant que vous connaissez son contenu et que vous proposez un sujet qui s’inscrit dans sa ligne éditoriale. Un dossier formel de plusieurs pages adressé à un podcasteur est rarement lu.
Viser plusieurs types de médias avec le même sujet ne revient pas à répéter le même angle partout. Pour chaque support, vous devez identifier la porte d’entrée qui correspond à son audience.
Prenons l’exemple d’une artisane charcutière avec qui j’ai travaillé. Un magazine qui traite des enjeux d’égalité professionnelle s’intéressera à sa place de femme dans un milieu encore majoritairement masculin. Le journal local parlera de son ancrage dans la région. La presse gastronomique retiendra son titre de championne du pâté en croûte. Et elle peut aussi parler de sa reconversion à tous les media qui mettent en lumière ces changements de trajectoires professionnelles.
Même logique pour une autrice dont le livre d’autofiction retrace un cancer à 23 ans et le deuil de sa sœur. Ces 2 fils narratifs ouvrent des portes différentes. La presse santé retient l’angle du cancer. La presse littéraire ou psychologique s’intéresse à l’écriture comme processus de deuil.
La même artisane, le même livre mais des histoires différentes selon le type de média visé. C’est ce que l’on appelle angler son propos pour maximiser ses chances d’attirer l’attention des journalistes.
La presse locale cherche la proximité géographique. Pour un journal régional, votre entreprise est intéressante parce qu’elle recrute localement, s’inscrit dans l’économie du territoire ou marque son ancrage depuis plusieurs années. L’ancrage territorial est votre point d’entrée naturel.
La presse spécialisée cherche l’expertise sectorielle. Elle s’adresse à des lecteurs déjà informés sur le domaine et attend un positionnement clair, une méthode différenciante ou des résultats mesurables. Une interview dans une revue professionnelle se construit sur la valeur que vous apportez à la profession, pas sur votre parcours personnel.
La presse nationale cherche la dimension sociétale. Votre sujet doit dépasser votre cas particulier pour résonner avec une réalité plus large : une tendance de fond, un enjeu partagé par un grand nombre de lecteurs. C’est l’angle le plus difficile à obtenir, et celui qui suppose le positionnement préalable le plus solide.
Lorsque vous envoyez votre communiqué à tous les media pertinents sur une même fenêtre de temps, vous mettez toutes les chances de votre côtés pour que plusieurs media reprennent l’info. Vos prospects entendent donc parler du même sujet depuis plusieurs sources en même temps : la répétition renforce la crédibilité bien plus efficacement qu’une parution isolée.
En effet, en envoyant la même actualité en essaimant sur 6 mois parce que vous n’avez pas le temps, vous cramera. Les journalistes se lisent entre eux. Un sujet déjà sorti dans d’autres rédactions ne pourra être repris. Les media ont besoin d’actualité chaude.
Concentrez vos envois sur une même période, puis construisez un angle différent pour votre prochaine campagne.
💡 À retenir
- journaliste et podcasteur s’approchent différemment et n’attendent pas les mêmes types de sollicitations ;
- le même sujet génère des angles différents selon le type de média ciblé ;
- la presse locale, spécialisée et nationale ont chacune leur logique d’entrée propre ;
- cibler plusieurs media simultanément dans une même campagne renforce l’effet sur vos prospects et évite que votre sujet paraisse daté aux yeux des rédactions.
Après une première retombée dans les médias, d’autres opportunités se créent, parfois sans que vous ayez refait la moindre démarche de votre côté pour passer dans plusieurs médias.
Les journalistes travaillent dans l’urgence. Quand une actualité émerge sur un sujet, ils ont besoin d’une réaction ou d’un éclairage d’expert en quelques heures, parfois moins. Identifier une nouvelle source prend du temps qu’ils n’ont pas : ils vont vers les personnes qu’ils ont déjà interviewées, dont ils connaissent la réactivité et la capacité à formuler une réponse publiable.
Passer une première fois dans un média ne produit pas uniquement une retombée mais vous inscrit dans le carnet de contacts d’une rédaction. Sur un sujet chaud dans votre domaine, vous pouvez être sollicité à nouveau sans avoir refait de démarche de votre côté. Et si vous êtes parmi les premiers à prendre la parole sur un sujet émergent, vous rejoignez naturellement la liste de personnes que les rédactions contactent en priorité quand ce sujet revient.
Une retombée presse ne reste pas isolée. D’autres journalistes qui travaillent sur des sujets proches peuvent tomber dessus en faisant leurs recherches et décider de vous contacter à leur tour. Elle signale en effet que votre profil a déjà été jugé digne d’intérêt par une rédaction tierce, ce qui facilite la décision d’une autre de vous solliciter.
Une cliente dont la campagne de relations presse avait généré plusieurs articles a vu d’autres médias la contacter directement dans la foulée. Elle avait pris pour habitude de publier ses retombées media sur ses réseaux sociaux, et ses publications avaient attiré l’attention d’une autre journaliste qui suivait son secteur. L’accumulation des parutions a créé un effet boule de neige.
Plus vous êtes présent dans les médias, plus votre valeur perçue augmente. Et plus votre valeur perçue augmente, plus les rédactions estiment que vous valez la peine d’être interviewé et de passer dans plusieurs médias. La progression est lente au départ, mais elle s’accélère à partir du moment où vous avez plusieurs apparitions à votre actif.
Un premier passage dans un média vous sort de l’anonymat auprès de cette rédaction. Quand vous revenez plusieurs mois plus tard avec un nouvel angle, vous ne repartez pas de zéro : le journaliste connaît votre nom, vous a déjà interviewé et sait que vous êtes capable de livrer une réponse utilisable dans son contexte.
En rappelant le contexte de la première interview, en signalant une évolution dans votre actualité et en proposant un sujet en phase avec la ligne éditoriale du moment, vous capitalisez sur une relation existante.
💡 À retenir
- une première retombée vous inscrit dans le carnet de contacts d’une rédaction et peut entraîner des sollicitations futures sans démarche supplémentaire ;
- chaque parution renforce la suivante en signalant votre légitimité à d’autres rédactions ;
- un premier passage crée une relation durable avec une rédaction, qui facilite les approches suivantes.
Oui. Un épisode de podcast est un espace éditorial à part entière : il a une audience, une ligne éditoriale et un processus de sélection des intervenants. Y figurer compte dans votre présence médiatique au même titre qu’un article dans une revue sectorielle. La distinction entre presse traditionnelle et autres formats est dépassée : ce qui compte, c’est que l’espace soit tiers et indépendant.
Pas nécessairement. La presse locale et les grands titres sont souvent plus réceptifs à une actualité précise (lancement, résultat mesurable, événement). Les podcasts et les médias thématiques cherchent davantage une expertise ou un point de vue. En diversifiant les types de supports ciblés, vous élargissez aussi la diversité des déclencheurs acceptables pour une prise de contact.
Non, mais un attaché de presse indépendant connaît les codes éditoriaux de chaque type de support, les contacts qui lisent réellement les sollicitations et sait adapter votre sujet à chaque cible. Travailler avec un attaché de presse réduit la durée pour obtenir vos premières retombées concrètes en relations presse. Avec un attaché de presse vous êtes sûr de passer dans plusieurs médias.
Construire une présence dans plusieurs médias dépend moins du réseau que de la méthode appliquée. Chaque type de support a ses codes, ses audiences et ses angles porteurs. Chaque retombée prépare la suivante. La progression ne s’emballe pas dès le premier article, mais elle s’accélère à partir du moment où plusieurs types de médias vous ont cité.
Construisez une présence médiatique qui dépasse la retombée isolée. Je vous accompagne dans votre stratégie de relations presse : identification des angles, ciblage des médias adaptés à votre secteur, rédaction des supports et suivi des contacts.
Discutons de votre stratégie de relations presse
J’ai rédigé cet article à partir d’une de mes interventions en qualité d’experte des relations presse, et je vous l’ai même enrichi. Flavie Prévot la créatrice de L’Incubateur Le Board* qui fait passer de freelance qui vend son temps à solopreneur, m’avait sollicitée pour parler des angles médiatiques et montrer aux entrepreneurs que chacun peut passer dans plusieurs médias.

*ceci est un lien affilié pour que vous bénéficiiez d’une réduction de 300 € ! 🤩 et je toucherai une petite commission aussi.
Cet article vous a plu ?
Partagez-le sur vos réseaux
Vous pourriez aussi aimer :
Pour accéder à nos formations, vous devez être connecté à votre compte
Vous n’avez pas accès à cette zone de la candidature. Veuillez vous adresser à votre administrateur ou l’administratrice système.