Oser passer dans les médias quand on est entrepreneur

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« Qui suis-je pour prendre la parole dans les médias ? »

Maintenant que vous savez que passer dans les media ferait du bien à votre business, vous vous posez sans doute cette question depuis des mois. Vous avez même probablement une liste mentale de podcasts ou de journaux que vous aimeriez approcher. Ce ne sont pas vos compétences qui vous freinent pour oser passer dans les médias. Ce sont vos peurs.

Et elles se ressemblent d’un entrepreneur à l’autre, peu importe la taille de l’entreprise, le secteur ou la région. Elles ont un prix que vous ne calculez pas : une visibilité qui ne se construit pas, des prospects qui ne vous découvrent pas, des opportunités qui vont à vos concurrents. Cet article les examine une à une pour vous montrer ce qu’elles vous coûtent vraiment.

Ce qui vous empêche d’oser passer dans les médias

Ces blocages reviennent chez tous les entrepreneurs qui envisagent de passer dans les media sans jamais passer à l’action. Voici comment ils se formulent concrètement :

  • « je suis trop petit pour passer dans les media » ;
  • « je n’ai rien d’intéressant à dire » ;
  • « je n’ai pas les moyens de payer les media » ;
  • « je ne vais pas maîtriser ce que le journaliste va dire de moi » ;
  • « les media sont pour les entreprises parisiennes » ;
  • « je vais être jugé par le journaliste et par mes pairs » ;
  • « je suis stressé, je vais bafouiller » ;
  • « je ne veux pas de bad buzz ».

Si au moins une de ces formulations vous parle, la suite vous concerne directement.

Archibald, votre syndrome de l’imposteur, vous raconte des histoires

J’ai donné un prénom au syndrome de l’imposteur qui freine les entrepreneurs face aux media : Archibald. Lui donner un nom, c’est lui donner une forme. Et quand quelque chose peut être personnifié, vous pouvez lui dire d’aller se rhabiller.

Archibald est ce discours mental qui vous répète en boucle que passer dans les media, ce n’est pas pour vous, que vous n’êtes pas le bon profil, que vous n’êtes pas assez connu, que ce n’est pas le bon moment. En construisant cette certitude, il génère un biais de confirmation redoutable. Convaincu que les media n’invitent que les grands noms, votre cerveau ne retient que les intervenants déjà connus dans le paysage médiatique. Les entrepreneurs moins visibles qui passent dans des media spécialisés, sur des radios locales ou dans des newsletters de niche ne rentrent pas dans le prisme qu’Archibald a construit pour vous.

Ce biais finit par provoquer l’auto-sabotage. Imaginez que vous décidiez quand-même de contacter un podcasteur après vous être formé via PommCasts. Archibald est déjà dans la formulation de ce que vous préparez. Vous vous présentez comme « une petite entreprise », « un micro-entrepreneur », « quelqu’un de peu connu dans le domaine ». Vos chances sont grillées avant même que la personne en face n’ait lu la deuxième phrase.

Archibald vous ment. Et ce mensonge vous coûte des parutions.

Vous confondez « presse nationale » et écosystème médiatique complet

Quand vous pensez « médias », vous pensez Le Monde, TF1, France Inter. C’est là que naît une grande partie de la peur, parce que ces media ont des exigences élevées. C’est le type de media sur lesquels passer si vous envisagez de créer votre page Wikipédia. Mais les media, ne sont pas que ceux-là.

Un media, c'est tout support qui délivre de l'information à une audience définie dans un format donné, selon une ligne éditoriale précise, avec une tonalité spécifique incarnée par une ou plusieurs voix ou plumes. 

Avec cette définition, l’écosystème s’élargit considérablement.

Type de médiaAccessibilité pour un entrepreneur
Podcasts entrepreneurs et expertsTrès accessible
Newsletters indépendantesTrès accessible
Blogs spécialisésTrès accessible
Presse locale et régionaleAccessible
Radios locales (ex. France Bleu)Accessible
Presse spécialisée BtoBIntermédiaire
Radios nationalesExigeant
Presse nationaleExigeant
Télévision nationaleExigeant

En France métropolitaine, chaque département compte au minimum 1 journal local et une radio locale. Ces media cherchent activement les entrepreneurs de leur territoire : qui fait vivre l’économie locale, qui apporte quelque chose à la population. Les podcasts, les newsletters et les blogs s’imposent aussi comme des portes d’entrée naturelles, accessibles quel que soit le stade de votre activité. Ce sont des médias qui peuvent raconter votre histoire (votre reconversion par exemple).

L’écosystème médiatique fonctionne en cascade. Une interview de podcast génère souvent une mention sur le blog ou la newsletter du podcasteur, et un partage sur ses réseaux sociaux. Une parution dans un journal local peut être relayée en ligne. Chaque apparition en alimente une autre. Et vous avez d’ailleurs tout intérêt à relayer vos parutions médiatiques sur vos propres réseaux sociaux pour maximiser la portée de relations presse et finir de convaincre vos prospects tièdes.

Et si vous ne maîtrisez pas ce que le journaliste va dire de vous ?

En choisissant l’éditorial plutôt qu’une publicité payante, vous acceptez de ne pas contrôler l’angle. Le journaliste ou le podcasteur décide de la façon dont il traite le sujet. Ce n’est pas vous qui rédigez l’article, ni vous qui montez l’épisode de podcast.

La bonne question à vous poser est différente : quel est le pire qui peut vous arriver si vous contactez un journaliste ? Un refus ? Est-ce que quelqu’un d’autre que vous va le savoir ? Non. Est-ce que ce refus vous empêche de continuer à solliciter d’autres media ? Non.

C’est exactement la même logique qu’en prospection commerciale. Un prospect qui vous dit non aujourd’hui ne vous dit pas non pour toujours. Un journaliste qui ne retient pas votre sujet ce mois-ci peut très bien revenir vers vous dans quelques mois, parce qu’il aura gardé votre nom dans ses contacts. Les media ont des besoins de contenu permanents. Celui d’aujourd’hui n’est pas forcément le même que celui du mois prochain.

Le pire que vous risquez est un non silencieux que personne d’autre que vous ne connaîtra jamais. En passant à l’action, vous vous donnez la possibilité d’un oui.

💡À retenir

  • un media = tout support délivrant de l’info à une audience définie selon une ligne éditoriale précise ;
  • l’écosystème médiatique va bien au-delà de la presse nationale et de la télévision ;
  • le biais de confirmation vous rend aveugle aux opportunités accessibles ;
  • le pire qui puisse arriver en contactant un media = un non que personne d’autre que vous ne connaîtra jamais.

Ce que vous perdez à ne pas oser passer dans les médias

Attendre d’être prêt pour oser passer dans les médias n’est pas une option neutre. Ce choix a un coût, invisible au quotidien, mais réel et qui s’accumule semaine après semaine. Et contrairement à d’autres décisions qui n’impactent que votre propre trajectoire, celle-ci impacte aussi ce que vos concurrents construisent pendant ce temps.

Une audience engagée vous attend sans vous connaître

L’audience d’un media n’est pas froide. Elle a choisi ce support, lui fait confiance, y revient régulièrement.

Entre un lecteur et son journal, entre un auditeur et sa radio préférée, il existe un contrat de confiance. Regardez les radios locales comme ICI ( ex France Bleu) : les gens du coin suivent leurs animateurs, leur répondent sur les réseaux sociaux, leur sont fidèles sur la durée. Quand un media vous reçoit, il vous transfère une partie de cette crédibilité accumulée. C’est l’effet de halo : vous bénéficiez de l’autorité du media par association.

Cette audience est aussi complémentaire à la vôtre. Elle ne vous suit pas encore, ne vous a peut-être jamais croisé. Et pourtant, elle est prédisposée à vous faire confiance parce que le media qui vous reçoit a posé les bases. Les prospects qui vous découvrent via un media n’ont pas besoin de mois de sollicitations pour passer à l’action. La confiance est déjà là. Pour une vision complète de ce que cette crédibilité médiatique génère sur le long terme, cet article sur la notoriété d’entrepreneur grâce aux media en détaille les mécanismes.

Vos concurrents construisent leur légitimité pendant ce temps

Pendant que vous attendez, des entrepreneurs de votre secteur passent à l’action.

Leurs noms apparaissent dans des podcasts, leurs profils sont cités dans des articles de presse locale ou spécialisée. Ils accumulent des parutions qui deviennent des actifs permanents sur leur site, dans leurs brochures, en signature de mail. Chaque parution en appelle une autre. Les media qui cherchent un expert sur votre sujet tombent sur le nom de vos concurrents en premier, parce que vous n’êtes pas encore dans le carnet de contacts des journalistes.

Une parution dans les media n’est pas un pic de visibilité qui retombe après 24 heures comme un post sur les réseaux sociaux. Une interview de podcast reste accessible pendant des années. Un article en ligne est indexé et consultable longtemps après sa publication. Ce n’est pas du contenu ordinaire : c’est un actif durable. J’ai d’ailleurs retrouvé des mentions presse dans un journal local qui dataient d’il y a une 10aine d’années, en préparant un RDV avec un client.

À force de parutions, certains media finissent par vous solliciter directement. Votre présence construit sa propre dynamique. Retrouvez mes parutions media pour voir à quoi ressemble cet effet cumulatif dans le temps.

Chaque jour sans parution allonge votre cycle de vente

Pour acheter, les prospects ont besoin de points de contact avec vous. Les difficultés économiques actuelles rallongent ces délais : ils comparent davantage et prennent plus de temps avant de décider.

Passer dans les media compresse ce processus d’une façon que les réseaux sociaux ne font pas. Vos réseaux parlent de vous-même, les media parlent de vous avec un regard extérieur.

La présence dans les media contribue aussi progressivement à votre visibilité dans les moteurs de recherche. Chaque parution crée un point de contact entre votre expertise et le web. Et les grands modèles d’IAcomme ChatGPT ou Perplexity s’appuient sur les sources reconnues pour répondre aux questions de leurs utilisateurs. Une marque présente dans les media a plus de chances d’être citée dans ces réponses qu’une marque absente.

💡 À retenir

  • chaque audience media est une audience engagée, prête à vous faire confiance par effet de halo ;
  • vos concurrents qui passent dans les media accumulent un capital de légitimité durable pendant que vous attendez ;
  • une parution media est un actif consultable pendant des années, là où un post de réseaux sociaux dure 24 heures.

Vous sentir illégitime pour oser passer dans les médias : d’où vient vraiment ce blocage ?

Le sentiment d’illégitimité est le blocage le plus tenace à l’idée d’oser passer dans les médias. Ce n’est pas une vérité objective : c’est un réflexe de protection que votre cerveau active face à une situation qu’il perçoit comme risquée. Cerner son origine, c’est la première étape pour commencer à le démonter.

Vous confondez compétence et célébrité

Les media n’invitent pas systématiquement les personnes qui ont déjà raconté leur histoire 150 fois partout. Ils cherchent des experts qui apportent une valeur réelle à leur audience sur un sujet précis. Or, cette confusion entre compétence et célébrité est l’un des ressorts principaux d’Archibald.

Vous avez créé votre entreprise. Vous avez accompagné des clients, obtenu des résultats. Peut-être avez-vous une niche spécifique, des prises de position claires sur votre domaine, ou un parcours qui illustre exactement ce que vivent les personnes que vous accompagnez. Tout cela intéresse les media, indépendamment de votre nombre d’abonnés.

Un autre mécanisme alimente cette confusion : vous pensez qu’avoir une grosse audience est un prérequis pour obtenir des opportunités médiatiques. Vous pouvez avoir 15 000 abonnés sur LinkedIn et ne jamais passer dans un seul media. À l’inverse, 800 abonnés, une expertise pointue sur un sujet de niche, et vous pouvez décrocher une interview dans un media reconnu de votre secteur.

Pour un media, votre nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux n’est pas un critère. Votre pertinence pour son audience, si.

Les médias cherchent des experts disponibles, pas des célébrités

Une figure très connue dans votre domaine n’est pas toujours la plus disponible, ni la plus adaptée à la ligne éditoriale d’un media en particulier. Pour un podcasteur qui gère son émission à côté de son activité principale, un expert disponible et pertinent sur un sujet précis a bien plus de valeur qu’une célébrité inaccessible.

Les journalistes reçoivent des centaines de mails par jour. Leur objectif n’est pas de trouver des raisons de refuser : c’est de trouver des personnes qui correspondent à un besoin précis, à un moment donné. Si votre profil répond à cette attente à ce moment-là, vous avez votre place. Pour comprendre comment fonctionne concrètement une démarche de comment fonctionne concrètement une démarche de relations presse pour entrepreneur, le guide complet détaille chaque étape.

Pourquoi votre cerveau minimise la valeur de votre expertise pour oser passer dans les médias

Plus vous maîtrisez votre domaine, moins vous en percevez la valeur pour les autres. Ce n’est pas de la fausse modestie : c’est un phénomène cognitif. Ce que vous maîtrisez depuis longtemps vous paraît banal, acquis, peu digne d’intérêt.

Pourtant, pour l’audience d’un media que vous viseriez, ce que vous savez peut représenter une révélation. Ces personnes ont un problème. Vous avez la solution. Et elles ne savent pas encore que vous existez.

Ce phénomène de minimisation touche aussi bien les entrepreneurs qui débutent que ceux qui ont des années d’expérience. Plus vous avancez dans votre domaine, plus ce que vous savez vous paraît évident. C’est exactement là que le syndrome de l’imposteur reprend de la place, en vous convainquant que puisque c’est évident pour vous, ça ne vaut rien pour personne d’autre.

Prendre conscience que votre expertise a de la valeur pour des personnes qui ne la partagent pas encore, c’est la première condition pour envisager d’oser passer dans les médias. La masterclass vous donne les outils pour identifier comment votre expertise se traduit en sujet media, préparer votre prise de parole et choisir les media où elle a le plus de valeur.

💡 À retenir

  • la compétence et la célébrité sont 2 choses distinctes : les media invitent des experts disponibles, pas forcément des visages connus ;
  • l’évidence pour vous est une révélation pour l’audience d’un media ;
  • le sentiment d’illégitimité est un réflexe cognitif, pas une vérité objective.

FAQ : vos questions sur comment oser passer dans les médias en tant qu’entrepreneur

Comment prendre confiance en soi pour parler dans les médias ?

La confiance ne précède pas l’action, elle la suit. Attendre de vous sentir prêt avant de passer dans les media, c’est raisonner à l’envers. Les outils concrets pour enclencher ce premier mouvement malgré la peur sont au cœur de la masterclass « Débloque tes peurs de passer dans les médias ».

Est-ce qu’il faut une actualité pour passer dans les médias ?

Non. Cette croyance s’applique surtout aux médias nationaux. Les podcasts, newsletters et blogs spécialisés cherchent de l’expertise et de la valeur ajoutée pour leur audience, pas une actualité précise. Votre savoir-faire suffit à justifier une prise de parole dans l’écosystème médiatique large. Pour savoir par où commencer, cet article sur les relations presse quand on débute donne un point de départ concret.

Faut-il une attachée de presse pour oser passer dans les médias ?

Ce n’est pas une obligation. Vous pouvez contacter vous-même journalistes et podcasteurs mais cela vous prendra énormément de temps. Une attachée de presse indépendante vous aide à identifier les media les plus pertinents pour votre audience, à construire l’angle juste et à structurer une démarche de relations presse cohérente dans le temps, notamment pour éviter les erreurs de premier contact qui grillent les chances.

Vous savez maintenant d’où viennent vos blocages. La masterclass vous donne les outils pour passer à l’action.

Télécharger gratuitement la masterclass « Débloque tes peurs de passer dans les médias », c’est aller de la prise de conscience à l’action concrète :

  • comment déjouer le biais de confirmation pour repérer les opportunités media que vous ratiez jusqu’ici ;
  • comment choisir entre media spécialisé et media généraliste selon votre objectif concret ;
  • comment identifier rapidement quels media vos clients lisent vraiment ;
  • que faire si vous n’avez pas encore de site ni de réseaux sociaux avant de contacter un media ;
  • comment préparer votre prise de parole en ciblant ce qui compte pour l’audience de CE media précis ;
  • la méthode complète pour construire votre légitimité et passer à l’action en relations presse dès la semaine prochaine.

[Je télécharge la masterclass gratuitement]

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